“De toute façon, les dessins animés, c’est rien que pour les gosses !” Heu. Non.

Salut ! Cet article sera un peu différent de ce que je fais d’habitude, mais sachez que plusieurs autres billets du même acabit risquent de suivre. J’ai réalisé que j’avais envie de parler de choses que j’aime bien, or ce que j’apprécie ne se résume pas à la philo : j’aime aussi le cinéma, les jeux vidéos, les livres, et plein d’autres trucs (déso Socrate, j’te fais des infidélités avec Yoda, Lara Croft et Harry Potter, pleure pas stp). Et comme je suis ici chez moi, et que je fais ce que je veux, et bien je vais en parler. Ces articles n’auront donc pas forcément de rapport avec la philo, mais avec la pop culture oui, ou tout du moins avec des choses que j’aime et que j’ai envie de partager. Rassurez-vous, il y aura toujours des blagues. Nulles, cela va de soi.

Et aujourd’hui, on commence avec les dessins animés ! Parce que depuis l’annonce du rachat de Lucasfilm (Star Wars, Indiana Jones) par Disney, j’ai entendu plein de choses désagréables et fausses à propos de la soit-disant « bouse intersidérale » que serait (nécessairement) Star Wars VII. Bon, le film est sorti, tout le monde a bien vu que c’était pas mal du tout, que Disney n’avait pas transformé la licence en une comédie musicale, que Dark Vador n’avait pas été remplacé par Mickey Mouse, tout va bien dans le meilleur des mondes possibles (#CoucouLeibniz). Mais le fait est que cela montre bien une certaine méconnaissance du cinéma d’animation, et même des dessins animés tout court.

Continue reading

Advertisements

Je veux comprendre… LA FINALITE DE L’HISTOIRE SELON KANT feat. Star Wars

(Et entre nous, c’est juste le meilleur mélange du monde. Je ne tolérerai aucune objection, sachez-le.)


Voilà, maintenant que vous êtes bien nostalgiques, on peut passer aux choses sérieuses. Ne me remerciez pas. Henri Dès, pour toujours dans nos cœurs.

Emmanuel Kant (1724-1804) est né au XVIIIe siècle à Königsberg (dans l’ancienne Prusse Orientale, qui est aujourd’hui en Russie). En plus d’être le penseur préféré de Philosopuella (nota bene : la rédaction se désolidarise complètement de toutes les déclarations d’amour gênantes que pourrait comporter cet article), c’est l’un des plus grand philosophes qui ait jamais existé. Pour vous donner une idée, Manu (ça va, on est entre nous) a tellement touché à tout que sa philosophie est très complète : de l’Art à la morale, en passant par la théorie de la connaissance et le bonheur, Manu est un vrai couteau-suisse. (De nos jours, il est rare qu’un philosophe ait un réel « système » lui permettant d’avoir un avis sur tout : les penseurs se concentrent désormais sur un sujet en particulier.) Manu est tellement influent qu’on va jusqu’à dire qu’il y a un « avant » Kant et un « après » Kant. C’est la classe ! Nous aurons sans doute l’occasion de nous pencher davantage sur le personnage et sur le reste de ses thèses, mais aujourd’hui nous allons nous intéresser à sa philosophie de l’histoire ! Celle-ci est développée dans l’Idée d’une histoire universelle d’un point de vue cosmopolitique (oui ils aimaient bien les titres à rallonge à l’époque!). Et nous allons le voir, la thèse de Kant est que la fin de l’histoire est une fin de la nature. La fin dans le sens « le but » (pensez à l’expression « arriver à ses fins »), pas comme « la fin du monde », gros malin !

Continue reading