Je veux comprendre… L’INCONSCIENT FREUDIEN feat. Wolverine

Salut, bande d’andouilles ! (Ceci est affectueux. Je traite mes potes de crétins à longueur de journée. Vous êtes prévenus.) Comme ça commençait à faire longtemps, je sors de mon sommeil dogmatique (#private joke) pour vous pondre un petit article pas piqué des hannetons ! (Oui, j’utilise des expressions de vieilles personnes. Et alors ? Ne me jugez pas.) Non, en vrai, j’ai eu pas mal d’examens à la fac, donc révisions, relectures, séances de yoga inefficaces, nuits plutôt courtes, cocaïne, gardes à vue, fuites au Mexique, les bêtises habituelles (cette vanne va beaucoup trop loin). Peu de temps pour vous ! Je vous présente mes plus plates excuses. Mais je me rattrape ! Je vous ai préparé un sujet un peu sympa et pas trop relou. Vous voyez, je pense à vous. Quand même.

Bref ! Aujourd’hui, on va parler d’un monsieur un peu marrant mais qu’on sait pas trop si on peut rigoler franchement ou pas. Il continue de faire verser beaucoup d’encre, au point où on considère souvent qu’il y a deux types de personnes : ceux qui boivent ses paroles comme s’il avait battu la Nouvelle-Zélande en quart de finale de Coupe du Monde de rugby, et ceux qui soutiennent qu’il dit n’importe quoi. Bon, il y a aussi les petits malins qui font des blagues graveleuses un peu discutables sur l’inceste (non, pas comme dans Game of Thrones, non), mais on ne va pas en parler. Parce que nous sommes des gens sérieux et respectables. Alors accrochez-vous les bouseux (<3), aujourd’hui on va parler de Freud !

« BOUUUUUUUUUUUUUUUUUH ! »

Holala, calmez vos hormones, sacrebleu ! Certes, les théories de Freud relèvent plus de la psychologie que de la philosophie, mais sa thèse de l’inconscient (oui, c’est de ça dont on va parler) est intéressante prise dans le cadre du sujet et de la conscience, justement. Et, pourtant (très) loin d’être une partisane de la psychanalyse, je trouve intéressant de porter un minimum d’attention aux idées des uns et des autres, y compris celles qu’on ne partage pas. Ne serait-ce que pour pouvoir argumenter contre elles en cas de besoin !

INTRODUCTION

Avant toute chose, on va commencer par se poser une question toute simple : « Suis-je transparent à moi-même ? » Autrement dit, puis-je me connaître en entier, sans que rien ne m’échappe, ai-je un contrôle total sur mon comportement, mes pensées, mon esprit ? D’ordinaire, on aurait tendance à répondre que oui, et c’est effectivement vers là que va Descartes lorsqu’il dit que nous sommes une « substance pensante » (on aura l’occasion d’en reparler, c’est comme qui dirait un incontournable!). C’est une position qui revient à dire que la conscience existe : et la conscience, c’est un truc qu’on a tous en nous et qui nous permet d’appréhender le monde (grâce aux sensations par exemple) et nos propres états intérieurs (les émotions, les pensées…). Grâce à la conscience, nous aurions le moyen de bien nous connaître, et aucune partie de nous ne pourrait nous échapper.

Sauf que cette façon de voir les choses va être sérieusement chamboulée par la théorie de l’inconscient, portée par un seul bonhomme. Ce monsieur dit, en toute simplicité, que ce que nous sommes ne relève pas de la conscience, une manière un peu polie d’affirmer qu’en fait, bah, on ne sait pas tout de nous-même. On nous cache des choses. Mais qui ça, « on » ? C’est nous. Sauf qu’on ne s’en rend pas compte… ce petit médecin viennois va instaurer des méthodes permettant de retrouver la trace de ces choses qui nous échappent : la psychanalyse naît ainsi entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, en tant que cure par la parole. Et ce petit médecin ambitieux, élève de Charcot, c’est Sigmund Freud.

LE REFOULEMENT, cette technique de l’autruche-jutsu

On attaque direct avec une définition, parce qu’on est des vrais bonhommes nous ! Le refoulement, c’est le fait de rejeter une idée incompatible moralement ou esthétiquement avec notre conscience. Dit comme ça, ça peut paraître un peu abstrait, alors on va prendre un exemple, que Freud donne lui-même ! Sigmund raconte qu’un jour il a reçu une jeune femme dans son cabinet, souffrant de paralysie. A force de lui poser des questions, il a fini par comprendre que la demoiselle (appelons-la Michelle) était secrètement amoureuse de son beau-frère (le mari de sa sœur, donc). Mais Michelle n’acceptait pas ses sentiments, puisqu’ils étaient inconvenants, et les rejetait inconsciemment. Elle était paralysée parce qu’elle rêvait de pouvoir pécho son beauf, en gros. Plutôt que d’accepter ce qu’elle ressentait (ça devait être gênant quand ils mangeaient le poulet dominical en famille…), Michelle a rejeté son amour, son désir et tout le reste en faisant comme si ça n’existait pas, comme si de rien n’était.

Megara/Michelle fait face à un problème existentiel. Noooon, tu crois ? Pauvre Michelle.

Freud défend la thèse selon laquelle la maladie est constituée d’idées refoulées (comme l’amour de Michelle pour son beau-frère) qui s’expriment en nous par l’intermédiaire de notre corps. Le refoulement est le débarras de notre conscience : s’y trouve tout ce que nous ne pouvons pas assumer, tout ce qui est incompatible avec nos principes, notre conscience ( dans le sens « avoir bonne conscience », avec les règles morales et éthiques que nous nous imposons). Les problèmes de notre corps (ici, il est question de paralysie, mais ça peut aussi être des maladies mentales, nerveuses et cérébrales) sont en vérité des indices, des symptômes qui ne font que montrer du doigt un mal-être intérieur et invisible. L’esprit de Michelle n’allait pas bien du tout, et elle le montrait sans en avoir conscience, à travers les troubles de son corps. Pour décrire cette idée, Freud utilise l’expression « hystérie de conversion », qui désigne tout simplement le fait de transformer un conflit psychique en symptômes physiques (c’est un phénomène psychosomatique).

Le but de la psychanalyse est justement d’identifier les idées refoulées et de les ramener à la conscience. Freud soutient que la plupart des idées que nous refoulons ont un rapport avec la sexualité (tu m’étonnes, ils devaient être grave frustrés à l’époque, surtout les femmes, qui ne pouvaient pas vivre leur sexualité comme elles l’entendaient !). Des fois, la cure par la parole que propose Freud fonctionne : le patient se livre totalement au médecin, qui se contente de l’écouter. Le but est de parler en faisant preuve d’une grande honnêteté et en n’omettant aucun détail, en oubliant le rôle du psychanalyste. Mais parfois, les choses sont plus compliquées, à cause de la résistance !

Les idées refoulées sont parfois si horribles et cruelles ou honteuses que le patient ne peut pas les accepter et refuse de les laisser venir à la conscience, compliquant la tache du psychanalyste. C’est ce que l’on appelle la résistance : le patient, pour se protéger peut-être, refuse de renouer avec ces idées.

Mais, on peut alors se poser une question… si ces idées refoulées ne vont pas dans la conscience… alors, elles vont où ?

L’INCONSCIENT, ce gros troll

Eh ouais ! C’est là que ça va ! Dans l’inconscient. Nous voilà bien avancés ! L’inconscient, c’est un peu le placard où se rendent toutes nos idées refoulées. Nous n’avons pas accès à une grande partie de nous-même, car l’inconscient reste inaccessible : c’est une partie de nous, mais on ne peut pas y aller. Imaginez une pièce de votre maison, dont vous auriez perdu les clefs…

Freud ne se contente pas de dire ça, puisqu’il va jusqu’à dire que le sujet n’est pas la conscience. Pour comprendre cette idée, on peut prendre l’exemple classique de l’iceberg : la partie émergée (donc visible) serait la conscience, et l’énooooorme partie immergée (donc invisible) serait l’inconscient.

Le Titanic n'avait pas l'air très au courant des théories freudiennes.
S’ils avaient su… tssssss.

Toutes les idées refoulées et inacceptables, ainsi que les passions afférentes, forment la matière de l’inconscient et sont les causes des maladies mentales. Freud parle de déterminisme psychique, et ce déterminisme trouve son origine dans l’enfance, où nous développons tous notre sexualité : cette période de latence se termine par la constitution du Surmoi (on va voir ce que c’est un peu plus loin) et le dépassement du complexe d’œdipe. Alors, j’ai conscience que ça devient un peu tordu, il va falloir vous accrocher. On commence doucement avec une petite définition (je sais que vous aimez ça) !

  • Déterminisme psychique : c’est tout simplement le fait que le comportement et les pensées d’un individu sont déterminés par autre chose que lui-même, à savoir des mécanismes inconscients : le refoulement notamment. C’est une position très radicale, qui consiste à dire que le « moi n’est pas maître en sa propre maison ». Nous n’avons pas le contrôle absolu sur nos pensées ou nos décisions ! Ça craint un max !

Le complexe d’œdipe, c’est une théorie selon laquelle tout enfant ayant deux parents ressent un grand amour pour le parent du sexe opposé, un amour libidineux et incestueux. A l’égard du parent du même sexe, les choses sont plus compliquées : il l’aime, l’admire et le voit comme un modèle à imiter, tout en le jalousant et en le considérant comme un rival qu’il faut éliminer. En d’autres termes, Freud soutient que tout petit garçon va vouloir côtoyer maman au lit et tuer papa…

Je pense que c’est en grande partie à cause de ça qu’on rattache la psychanalyse et les idées refoulées à des conceptions graveleuses. C’est vrai que, du coup, l’inceste tient une place de choix dans la théorie freudienne…

kissou kissou princessMais non, entre la mère et le fils, on a dit !

Et c’est là qu’intervient la référence de cet article ! Les personnages avec un passé lourd de secrets ne manquent pas, mais j’ai jugé que Wolverine se prêtait assez bien au thème… on commence par une brève présentation du bonhomme, que tout le monde ne connaît peut-être pas ! Bande d’hérétiques. (Non je plaisante, merci de me donner l’occasion de ressortir ma science, ça me donne l’impression que je sais des trucs.)

Wolverine (Logan de son petit nom) est un mutant (rattaché au groupe des X-Men, et à l’univers de Marvel plus globalement, puisqu’on l’a déjà vu croiser Spiderman ou Hulk), et comme tout mutant, il a des pouvoirs. Pas de dons de télépathe pour Logan, ni de pouvoirs à la Superman : monsieur se contente de griffes rétractiles et de capacités de guérison hors du commun. De plus, le garçon a subi des expériences pas très jojo, et son squelette s’est retrouvé imprégné d’adamantium (le métal le plus résistant qui existe), ce qui fait que si on lui tire une balle sur le front, ben elle ricoche. Tranquille. Oui, Wolverine, c’est typiquement le mec dont on ne vient jamais à bout. (Il a survécu à Hiroshima, et peut renaître d’une goutte de sang. Costaud, le garçon.)

D’ailleurs, petite anecdote rigolote (moi je trouve ça cool…) : « wolverine » c’est aussi l’autre mot utilisé pour désigner les gloutons. Vous ne savez pas ce qu’est un glouton ?

Un glouton à l'air ronchon.

Un glouton, c’est ça. C’est le carcajou dans Yakari. Mais c’est surtout un animal (autrefois appelé « wolvérène »), de la taille d’un ourson, carnivore, solitaire et auquel il vaut mieux ne pas se frotter car on le dit féroce. Il est doté de griffes redoutables, et peut tataner la tronche d’un ours sans problème. Voilà. Et notre Wolverine, en plus d’être le anti-héros préféré de pas mal de monde (NOPE TONY STARK RULES), est inspiré de cette bestiole. Il n’est pas très grand (1m66 exactement (je crois que j’ai un problème help)), sauvage, bestial, et peut poutrer ses adversaires pépouze. (Bon, ça n’a aucune valeur dans la théorie freudienne, mais j’étais contente de découvrir ça en faisant des recherches pour cet article, alors je voulais le partager, voilà. Si vos amis n’aiment pas la philo, vous pourrez toujours les épater avec vos connaissances zoologiques ou votre savoir encyclopédique sur les super-héros.)

Doigt d'honneur. Comme ass.Ou sinon, vous faites comme Logan, et vous leur faites un doigt.
Mais c’est un peu extrême.

Bon, je vais vous passer l’histoire familiale compliquée, mais tout ce que vous devez savoir, c’est qu’il tue son père biologique au moment où il découvre ses pouvoirs (je vous fait un méga clin d’œil pour que vous compreniez que je sous-entend un truc → ;-)))))) (C’est pas suffisant ? Ok… Il tue son papa… il TUE son PAPA. COMPLEXE D’ŒDIPE, BOUM BÉBÉ (je pense que Wolverine prenait tout au premier degré, lui aussi))). Cela le traumatise tellement qu’il va « oublier »  tout ce passage de son enfance : ses capacités de guérison semblent aussi agir sur sa santé mentale… en effet, au cours de sa vie, Wolverine va subir ou commettre des tas de choses particulièrement horribles (il détruit une ville pour venger sa femme, tue une autre de ses meuf par accident, entre autre), événements qui vont souvent s’effacer de son esprit. L’amnésie dont il souffre peut s’apparenter au refoulement que Freud décrit : son pouvoir de guérison cherche à le protéger des traumatismes, qui sont trop lourds à supporter et contredisent les règles morales qu’il a assimilées.

Si les étapes dans l’enfance décrites plus haut sont perturbées par des traumatismes, cela engendrera directement des symptômes ou des fragilités qui rendront le sujet propice à de nouveaux traumatismes et aux pathologies mentales… tu m’étonnes que Wolverine soit dérangé !

Toujours la classe avec mes lunettes BB Ouais. Et t’es un gros malade, surtout.

On l’a dit un peu plus haut, Freud redéfinit le sujet en organisant cette thèse de l’inconscient. Il propose un modèle en trois temps composé des trois parties du sujet :

  • le Moi : c’est la conscience au sens habituel, la partie émergée de l’iceberg. Freud parle aussi de « préconscient-conscient » : il s’agit de ce que nous avons oublié mais qui n’est pas refoulé, des idées et connaissances automatiques (par exemple nous avons oublié de quelle couleur était la voiture à notre droite au feu rouge, mais ce n’est pas refoulé).
  • le Ça : c’est l’inconscient, la partie immergée de l’iceberg. (A ne pas confondre avec le clown de Stephen King. Lui, c’est juste une sale race.)
  • le Surmoi : c’est par lui que se fait l’intériorisation des interdits !

On va parler un peu du Surmoi ! On a donc dit que c’était l’intériorisation des interdits, c’est à dire que que c’est grâce à lui que nous apprenons et retenons quelles choses sont mal vues dans la société ou la culture où nous grandissons. Le Surmoi diffère par le fait selon les cultures (toutes les cultures n’ont pas les mêmes interdits : en France les femmes ont le droit de marcher les jambes nues, alors que dans certains pays, non). C’est l’instance psychologique qui fait que nous nous refusons à faire certaines choses (c’est aussi l’origine de la pudeur, du coup). C’est à cause du Surmoi que vous vous sentiriez gêné et mal à l’aise si quelqu’un vous proposait de vous balader à poil dans une école maternelle avec un plumeau sur la tête, par exemple. Pour vous donner une comparaison rigolote, on peut dire que le Surmoi, c’est le gendarme de l’âme : il décide quelles idées vont dans la conscience et quelles idées sont rejetées dans l’inconscient, en fonction de leur caractère acceptable ou non. Si le Surmoi décide qu’une pensée est incompatible avec les mœurs de la culture dont il est imprégné, hop ! Aller simple pour l’inconscient.

(En fait… je viens de réaliser, mais… en fait… en fait le Surmoi, c’est un peu le premier écolo du monde… il a inventé le tri sélectif!)

lalalahAllégorie du Surmoi.

LES MANIFESTATIONS DE L’INCONSCIENT, ou comment tu te fais spotted au quotidien

C’est bien joli tout ça, mais est-ce que l’inconscient se manifeste seulement par des maladies ? C’est vrai, on est en droit de se poser la question ! Et bien figurez-vous que j’ai une réponse. Freud pense que l’inconscient se manifeste dans la vie de tous les jours, même chez les esprits sains, par le biais de trois « symptômes ». Mais nous les appellerons plutôt des « QUOI ENCORE MAIS BORDEL MAIS CA SUFFIT STOP C’EST QUOI MON PROBLÈME JE SUIS MEGA GRILLE(E) VA MOURIR INCONSCIENT DE MES DEUX » (la suite ne peut être retranscrite ici, ce blog se veut tout public. Enfin il essaie.) Appellation non officielle, je précise. Mais redoutablement appropriée.
Hem. Ces « « « « symptômes » » » » sont donc au nombre de trois. Pour chacun d’eux, nous allons donner des exemples. Des exemples RÉELS et CONCRETS. Haha. Ça va être drôle.

  1.  les lapsus
  2. les actes manqués
  3. les rêves

On commence donc par les lapsus ! Un lapsus, c’est quand ton inconscient parle ou agit à ta place, exprimant des désirs dont tu n’as même pas conscience, et brisant les barrières du Surmoi. Je vais donc vous rapporter quelque chose qui m’… qui est arrivé à un ami. Pas moi. L’ami d’un ami, même. Il s’appelait. Heu. Jackson.

Jackson rentrait donc tranquillement dans sa modeste chambre étudiante après une rude journée de cours, et croisa par malheur un voisin de palier qu’il n’appréciait guère. Oh, Jackson ne le connaissait pas beaucoup, mais il en savait assez à son propos pour le trouver désagréable, et l’idée de bavarder avec lui ne l’enchantait pas plus que ça, surtout que le moelleux de son lit l’attirait autant que l’Anneau unique attire Sauron. Malheureusement, l’autre gars ne semblait pas du même avis, ce qui donna lieu à l’échange suivant. (La reconstitution est des plus fidèles. On fait du journalisme d’investigation, nous.)

« Salut !
– Adieu !
– … la violence ! Je suis si relou comme voisin ?
– Mais non au contraire, t’es super con !
– …
– Heu… je… je crois que j’ai des trucs à faire. Du. Du travail. »

Pauvre Jackson. Hein, quoi, comment ça le voisin de palier ? Mais on s’en tape du voisin ! Pensez un peu à Jackson, qui a du le croiser le reste de l’année universitaire, et supporter ses regards sombres :'(((((

Dans le même style, on pourrait parler de la chanson « Hello, Goodbye » des Beatles, qui raconte l’histoire de deux jeunes gens qui s’aiment mais dont l’un envoie toujours bouler l’autre.

On m’a également rapporté une autre anecdote, dans la même veine. Un couple invite des amis à dîner chez eux… enfin, surtout la femme. Le mari n’en a rien à cirer, à vrai dire, en plus ce sont plus les amis de son épouse, et il ne les apprécie guère. Il eut beau espérer toute la journée que les-dits amis appelleraient en expliquant qu’ils avaient chopée une gastro carabinée, l’heure fatidique arriva, et la sonnette annonça l’arrivée des importuns. Occupée en cuisine, la femme envoya son cher et tendre accueillir les invités. L’homme ouvrit la porte, salua le couple avec son plus beau sourire, leur souhaita la bienvenue et leur proposa d’entrer… avant de leur fermer la porte au nez. Moment gênant.

Gandalf For4verMoi, ça me fait un peu penser à ça…

(Enfin, le pire, ça reste quand même de serrer son amoureux dans ses bras et de lui susurrer à l’oreille : « Ronaldo, tu es très séduisant dans ton polo Lacoste ce soir… ». Le problème, c’est que son prénom, ben c’est Gérard.)

Les actes manqués, c’est encore autre chose, mais c’est tout aussi rigolo.
En gros, un acte manqué, c’est quand on réalise une action, mais qu’on la rate lamentablement. Cela révèle un conflit inconscient. Par exemple, avoir l’habitude de ranger ses clefs tous les jours à la même place et de ne jamais les perdre SAUF le matin où l’on a un entretien d’embauche, c’est un acte manqué dans le sens où l’on peut se demander si l’on a vraiment envie d’obtenir ce travail… Cela peut aussi se voir lorsque l’on envoie un message à une mauvaise personne: si les sms avaient existé à son époque, Michelle aurait très bien pu se tromper et envoyer « tu me mank tro bb jtm tmtc soa le pér 2 mé zenfan » à son beau-frère, par exemple, au lieu d’écrire « Salut vous venez à quelle heure ma sœur et toi dimanche ? Un poulet bio, ça vous va ? Ramenez le dessert svp ». (Et après, il a bon dos le correcteur orthographique. C’est ça ouais. Hinhin.) Freud soutient que la plupart des actes manqués ont lieu car le sujet a peur de quelque chose, mais toujours sans en avoir conscience.

On passe aux rêves, que Freud considérait comme la « voie royale » de l’inconscient, la meilleur manière de mener la cure à bien étant d’ analyser et interpréter les rêves pour comprendre l’origine du mal-être du patient. Le rêve est composé de deux éléments :

  • le contenu manifeste (l’intrigue principale du rêve, le scénario si vous voulez, ce qui est visible)
  • le contenu latent (l’origine du rêve, ce qu’il veut réellement dire : ce peut être un souvenir refoulé par exemple)

Le rêve trouve son origine dans le contenu latent, et doit être interprété : c’est un moyen de cerner ce que nous sommes en même temps qu’une pratique thérapeutique.

Ainsi, si Babar rêve que ses enfants sont soudainement devenus difformes et idiots, c’est peut-être parce que, inconsciemment, il se rappelle d’une chose importante et en est horrifié, une chose à laquelle plus personne ne prête attention : son lien de parenté avec son épouse, Céleste, par exemple. La consanguinité doit bien venir de quelque part, si vous voyez ce que je veux dire. Quoi, vous ne saviez pas ? Babar et sa femme Céleste sont cousins. Toutes mes condoléances pour votre enfance, qui vient de nous quitter. (Désolée, après Game of Thrones et Star Wars, je commençais à manquer d’exemples, là. Mais vous savez, ça vaut aussi pour le Roi Lion : puisqu’il n’y avait que deux lions mâles dans la meute au moment de leur naissance (Mufasa et Scar, qui sont frères), ben Simba et Nala, au pire ils sont frangins, au mieux ils sont cousins. Voilà. Bisous.)

La consanguinité n'aura jamais été si mignonne. Eh ouais. Ça vous défrise la crinière, hein ?

On a fait le tour ! J’espère que l’inconscient freudien est un peu plus clair pour vous ! N’oubliez pas que l’on peut être d’accord avec un penseur sur certains points sans pour autant embrasser la totalité de son travail : vous pouvez très bien reconnaître qu’il y a un inconscient, sans accepter l’idée de nous passons tous par le complexe œdipien, par exemple. Heureusement ! Je vous laisse avec un gif de Freud qui repense aux bras de sa maman, parce que je le trouve rigolo. Et que je n’ai pas trouvé de chute à cet article, oui, aussi.

Baby Sig

Les trois citations qui font bien :

« L’origine des névroses est à chercher dans des traumatismes apparus durant l’enfance. »
« Les souvenirs oubliés ne sont pas perdus. »
« Des pensées surgissent subitement dont on ne sait d’où elles viennent : on n’est pas capable non plus de les chasser. »

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8 thoughts on “Je veux comprendre… L’INCONSCIENT FREUDIEN feat. Wolverine

  1. Oooh le gif de Freud à la fin ❤
    J'ai adoré decouvrir et redécouvrir ce cours de phiphi sur l'inconscient freudien (refoulé loin dans ma mémoire), et pourtant Sigmund me fait peur. Déjà parce qu'il a une tête de psychopathe (mais le psychopathe calme <-le pire !), mais aussi parce-que c'est un vrai destructeur d'enfance.
    C'est vrai, c'est vrai, il a bien fait de nous dire cette vérité, quand onouhre son esprit et qu'on admet tout va mieux. Mais des fois il disait des vraies conneries, des perles noires (Black Pearl *0*), et ça le rend moins crédible.

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